
LOUVAIN-LA-NEUVE La ministre wallonne de la Recherche, Marie Dominique Simonet, a découvert, à Louvain-la-Neuve, les nouvel- les chambres propres ou blanches de l'UCL. Ces chambres exemptes de toute poussière sont utilisées pour créer des particules dix mille fois plus petites qu'un millimètre. Les capteurs sont utilisés dans de nombreux domaines : aussi bien médical, pour détecter des cancers, qu'en aéronautique, dans la maintenance d'avions ou de satellites.
Ces chambres Winfab (Wallonie Infrastructure Nano Fabrication) ont vu leur surface doubler grâce à un cofinancement de la Région wallonne et de l'université, qui déboursent chacune 1,5 million d'euros dans le cadre du programme d'excellence Nanotic. L'étage accueille ainsi les chercheurs, qui passent de 50 à 80, tandis que les installations techniques occupent le rez-de-chaussée.
"Ce doublement de la surface permet d'offrir aux chercheurs un cadre de recherche à la pointe en Wallonie, grâce à six nouvelles machines. Les collaborations sont aussi favorisées : un espace de 100 m² est destiné à accueillir des chercheurs d'autres universités et des industriels”, se réjouit le professeur Francis Laurent.
Caractéristiques de ces chambres : elles sont munies d'un système de ventilation très performant qui filtre l'air, le place à la bonne température et en légère surpression, ce qui empêche l'air extérieur de rentrer. Alors que l'air extérieur compte 1.000 particules par m³, ces chambres propres comptent trois particules de moins de 100 nanomètres dans un espace équivalent à une boîte à chaussure. "C'est important car la moindre particule peut fausser un dispositif”, explique le professeur Jean-Pierre Raskin.
On ne peut donc visiter ces chambres propres que vêtu de salopettes complètes. "Ces laboratoires permettent de réaliser un projet de sa conception à l'application”, a expliqué le coordinateur scientifique du programme Nanotic, le professeur Denis Flandre. "Ces nouvelles infrastructures permettront le développement de plus de 20 projets de recherche.”
Nanotic est financé à hauteur de 25 millions d'euros sur cinq ans, moitié, moitié, par l'université et par la Région wallonne.
Laurence Dumonceau
Ces nouvelles infrastructures ont été co-financées par la Région wallonne et l'UCL, dans le cadre du programme d'excellence NANOTIC subsidié à raison de 25 millions € pour la période 2005-2010 et qui vise la convergence des nanotechnologies, télécommunications et technologies de diagnostic médical. Ce budget inclut notamment la construction des chambres propres Winfab, l'achat de nouveaux équipements ainsi que des frais de fonctionnement pour une période de 5 ans.
Concrètement, Winfab est un laboratoire de recherche exempt de poussières ou particules néfastes à la création et production de micro ou nano-structures. Ces mini-circuits, comportant des dimensions inférieures à 100 nanomètres, se retrouvent dans des composants électroniques tels que les ordinateurs, les GSM ou encore les capteurs de molécules chimiques ou biologiques (ADN, protéines). La spécificité de ce laboratoire est qu'il permet de réaliser un projet de A à Z: de l'imagination d'un composant miniaturisé à sa réalisation en passant par les tests de faisabilité et surtout son intégration tri-dimensionnelle. Ces nouvelles chambres propres seront tournées vers la recherche, le développement et l'innovation.
L'UCL est la seule institution universitaire de Wallonie à posséder des chambres propres de ce type. La recherche pourra s'y déployer dans des domaines aussi variés que l'informatique, les fabrications mécaniques, la santé ou l'aérospatial.
Les instances de l'UCL ont inauguré vendredi après-midi sur le site du département des sciences appliquées un important complexe, sur deux étages, de 1.000 m2 de salles blanches ou propres. Soit le double de ce qui existait jusqu'ici.
Baptisé «Winfab» (pour Wallonia infrastructure Nano Fabrication) , ce vaste laboratoire de recherche est exempt de toute poussière ou particule néfaste à la création ou à la production de micro ou nano-structures (moins de 100 nanomètres). Cette infrastructure de recherche unique par son ampleur dans une institution supérieure de la Communauté française a mobilisé une enveloppe de 3 millions EUR. Des moyens tirés directement du programme d'excellence Nanotic alimenté à concurrence de 25 millions EUR entre 2005-2010 à parts égales par la Région Wallonne et l'UCL.
80 chercheurs Comme devait le préciser hier à Louvain-la-Neuve, la ministre Simonet (Recherche et Technologies nouvelles), Nanotic vise d'abord à la convergence, en termes de recherche appliquée, des nanotechnologies, des télécommunications et de la technologie de diagnostic médical. L'importance de ce laboratoire blanc permettra de faire travailler ensemble près de 80 chercheurs issus des sciences appliquées, de la médecine, de l'agronomie,… Les domaines de recherche au départ de ce labo concerneront des secteurs très diversifiés comme l'informatique, les fabrications métalliques, la santé ou encore l'aérospatial. Les programmes de recherche -une vingtaine en cours- seront portés par des équipes de l'UCL mais également d'autres institutions universitaires, belges ou étrangères.
Capteurs innovants Pour le Pr Denis Flandre, en charge de ce service et du programme Nanotic, ce laboratoire blanc ouvre aussi des perspectives de collaborations industrielles avec des sociétés comme IBA, IBT ou encore Eurogentec.
Notons enfin que dans le cadre du programme Nanotic, une nouvelle chaire a également vu le jour à l'UCL. Cette chaire MEMS promeut les microsystèmes dans le but de développer des capteurs innovants. r H.L.
Moins de poussière dans le labo pour ne pas gâcher les expériences : c'est l'objectif des nouvelles chambres «propres» de l'UCL.
Ce vendredi, l'UCL a inauguré son nouveau-né : Winfab (Wallonia Infrastructure Nano Fabrication). Il s'agit de nouvelles chambres propres de micro-nano-fabrication ou, plus simplement, un laboratoire de recherche exempt de poussière. «Dans l'environnement dans lequel nous vivons, nous cohabitons avec plus de mille particules de poussière au mètre cube. On peut en trouver dans les GSM ou sur les ordinateurs. Une particule est d'une taille inférieure à 100 nm (un nanomètre = un milliardième de mètre), donc c'est de l'ordre de l'infiniment petit. Mais ça peut faire rater une expérience. Pour éviter cela, dans nos locaux, ce chiffre est réduit à trois particules par boîte à chaussure dans l'air grâce à notre système de filtration très performant », explique Jean-Pierre Raskin, professeur à l'UCL et coordinateur logistique de ces chambres.
Cette volonté de «propreté » explique l'accoutrement pour le moins original de Marie-Dominique Simonet, Ministre de la Recherche et des Technologies Nouvelles, affublée, durant la visite guidée des lieux, d'une combinaison blanche.
Elle constate : «Ce résultat est un des fruits d'une politique ambitieuse de refinancement de la recherche et j'en suis contente. La synergie qui s'en dégage est nécessaire à l'avancement de la recherche régionale et européenne. »
Le projet, cofinancé par la Région Wallonne et l'UCL dans le cadre du programme d'excellence Nanotic du plan Marshall, met l'université à la pointe en matière de nanotechnologies.
«En Wallonie, l'UCL est la seule institution universitaire à posséder des chambres propres de ce type. Mais par rapport à la Flandre, nous sommes en retard de quelques années. Donc, nous nous devons de rester à cette belle place pour rester dans la course de la concurrence mondiale », souligne Francis Laurent, professeur de la Chaire MEMS (microsystème) qui vient de voir le jour dans le cadre du programme Nanotic sous l'égide de la Fondation Louvain.
Concrètement, l'infrastructure a doublé par rapport à celle qui préexistait. Cela permet de mettre les machines au rez-de-chaussée, loin des expériences qui se réalisent à l'étage, car elles génèrent de la poussière quand on les met en route.
De plus, des chercheurs en entreprises pourront s'ajouter pour contribuer aux recherches. L'activité de ce laboratoire est très étendue, de la détection d'un cancer à la pose de capteurs pouvant détecter un problème de fonctionnement dans un avion. Ces nouvelles infrastructures plus propres pourront donc faire avancer la recherche, en évitant qu'une simple particule immiscée sur le circuit ne vienne entraver une expérience.
Cynthia BONSIGNORE
Marie-Dominique Simonet, ministre de la Recherche et des Technologies nouvelles a inauguré à l’UCL des chambres propres de micro-nano-fabrication. Baptisées Winfab, elles constituent un laboratoire exempt de particules néfastes et permettront la création et la production de circuits de dimensions inférieures à 100 nanomètres pour les ordinateurs, les GSM, etc. Cofinancé par la Région wallonne et l’UCL dans le cadre du projet Nanotic, il s’agit du laboratoire « blanc » de l’une des plus grandes infrastructures universitaires en Europe. (E. Dn.)
Concrètement, Winfab est un laboratoire de recherche exempt de poussières ou particules néfastes à la création et production de micro ou nano-structures. Ces mini-circuits, comportant des dimensions inférieures à 100 nanomètres (un nanomètre = un milliardième de mètre), se retrouvent dans des composants électroniques tels que les ordinateurs, les gsm ou encore les capteurs de molécules chimiques ou biologiques (ADN, protéines). La spécificité de ce laboratoire ? La possibilité qu’il offre de réaliser un projet de A à Z : de l’imagination d’un composant miniaturisé à sa réalisation en passant par les tests de faisabilité et surtout son intégration tri-dimensionnelle.
L’UCL est la seule institution universitaire de Wallonie à posséder des chambres propres de ce type, aussi performantes et multifonctionnelles. La recherche pourra s’y déployer dans des domaines aussi variés que l’informatique, les fabrications mécaniques, la santé ou l’aérospatial. De plus, son expertise lui permettra d’ouvrir ses portes à de nouveaux projets portés par d’autres universités tant belges qu’européennes et d’amplifier ses collaborations avec des partenaires industriels.
Ces nouvelles infrastructures ont été co-financées par la Région wallonne et l’UCL, dans le cadre du programme d’excellence NANOTIC (Nano-Technologies de l’Information et de la Communication), programme subsidié à raison de 25 millions d’€ pour la période 2005-2010.
Plus d'informations sur le site www.nanotic.net
L’UCL inaugure ce vendredi 7 décembre 2007 ses nouvelles chambres propres de micro-nano-fabrication, intitulées Winfab (Wallonia Infrastructure Nano Fabrication), en présence de Marie-Dominique Simonet, ministre de la recherche et des technologies nouvelles.
Ces nouvelles infrastructures ont été co-financées par la Région wallonne et l’UCL, dans le cadre du programme d’excellence NANOTIC (Nano-Technologies de l’Information et de la Communication), programme subsidié à raison de 25 millions d’€ pour la période 2005-2010 et qui vise la convergence des nanotechnologies, télécommunications et technologies de diagnostic médical. Ce budget inclut notamment la construction des chambres propres Winfab (3 millions d’€), l’achat de nouveaux équipements (700.000 €) ainsi que des frais de fonctionnement (matériel et personnel) pour une période de 5 ans.
Une chaire a également vu le jour, dans le cadre du programme NANOTIC et sous l’égide de la Fondation Louvain. Cette chaire MEMS promeut les microsystèmes, dans le but de développer des capteurs et des actuateurs innovants.
Concrètement, Winfab est un laboratoire de recherche exempt de poussières ou particules néfastes à la création et production de micro ou nano-structures. Ces mini-circuits, comportant des dimensions inférieures à 100 nanomètres (un nanomètre = un milliardième de mètre), se retrouvent dans des composants électroniques tels que les ordinateurs, les gsm ou encore les capteurs de molécules chimiques ou biologiques (ADN, protéines). La spécificité de ce laboratoire ? La possibilité qu’il offre de réaliser un projet de A à Z : de l’imagination d’un composant miniaturisé à sa réalisation en passant par les tests de faisabilité et surtout son intégration tri-dimensionnelle. Ces nouvelles chambres propres seront avant tout tournées vers la recherche, le développement et l’innovation.
L’UCL est la seule institution universitaire de Wallonie à posséder des chambres propres de ce type, aussi performantes et multifonctionnelles. La recherche pourra s’y déployer dans des domaines aussi variés que l’informatique, les fabrications mécaniques, la santé ou l’aérospatial. De plus, son expertise lui permettra d’ouvrir ses portes à de nouveaux projets portés par d’autres universités tant belges qu’européennes et d’amplifier ses collaborations avec des partenaires industriels.
Ces nouvelles infrastructures augmentent le niveau de sécurité, la capacité d’accueil et surtout la propreté des lieux, grâce à des équipements plus performants et à une disposition optimale des machines. Tout a été conçu pour pouvoir aménager l’espace en fonction des projets en cours, permettant ainsi d’accueillir de nouveaux collaborateurs ou des chercheurs extérieurs.
Quelques chiffres. Les nouvelles chambres propres passent de 450 à 1000 m² et seront disposées sur 2 étages. Elles s’équipent de 6 nouveaux appareils à la pointe de la technologie (parmi une trentaine d’autres machines). Elles concerneront désormais 80 chercheurs (au lieu de 50) et permettront le développement de plus de 20 projets de recherche. Au total, la Région wallonne et l’UCL débourseront chacune 12,5 millions d’€ pour le programme NANOTIC (dont 1,5 millions d’€ chacune pour Winfab).
Plus d’infos sur le programme NANOTIC : www.nanotic.net
Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à contacter :
• Isabelle Decoster, attachée de presse UCL : 010 47 88 70
• Denis Flandre, coordinateur scientifique du projet NANOTIC et professeur à l’UCL : 010 47 81 35
• Jean-Pierre Raskin, coordinateur logistique des chambres propres et professeur à l’UCL : 010 47 23 09
L'université a inauguré de nouvelles chambres propres de micro-nanofabrication.
En présence de la ministre wallonne de la Recherche, l'Université catholique de Louvain (UCL) a inauguré vendredi à Louvain-la-Neuve de nouvelles chambres propres de micro-nanofabrication, baptisées Winfab (pour Wallonia Infrastructure Nano Fabrication). Ces infrastructures dont le coût est de 3 millions d'euros ont été cofinancées par la Région wallonne et l'UCL, dans le cadre du programme d'excellence Nanotic (Nanotechnologies de l'information et de la communication), un programme subsidié à raison de 25 millions d'euros pour la période 2005-2010. Une chaire a aussi été créée dans ce cadre, pour promouvoir les microsystèmes et développer les capteurs et actuateurs innovants. Ces nouvelles chambres propres seront avant tout tournées vers la recherche, le développement et l'innovation.
© La Libre Belgique 2007